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Si l'homme est le produit de son environnement, du milieu dans lequel il vit, Le moins qu'il puisse faire, est de chercher à le conserver, à le rendre meilleur qu'il ne l'a été pour ses héritiers.
Et, j'ajoute une citation de Nicolas Hulot:
"L'écologie est aussi et surtout un problème culturel. Le respect de l'environnement passe par un grand nombre de changements comportementaux."

mardi 12 avril 2011

Souci économique ou souci écologique ?

Si l’on entend par souci économique la bonne gestion des ressources naturelles, de façon à les produire et les consommer en moins grande quantité ; et par souci écologique l’attribution d’un coût pour l’usage de ces dernières, les deux soucis conjugués aboutiront au même résultat, dans la mesure où la disponibilité des ressources naturelles et l’état de la biosphère conditionnent l’activité économique.  Le but de l’entreprise, n’étant pas, et avant tout de maximiser le profit ? Objectif  somme toute normal, mais qui est difficilement conciliable  avec le souci écologique.


D'un côté, et officieusement,  l'on devait se conformer à une attitude citoyenne et responsable de façon à préserver l'environnement, de l'autre des messages publicitaires nous offrent le moyen et nous encouragent à consommer plus. Pire, des produits polluants sont souvent revêtus d’habits écologiques, avec une  utilisation abusive et mensongère de l’argument écologique. 
Pour satisfaire un besoin, l’usager est confronté à plusieurs choix, dictés par des considérations d’ordre économiques qu’écologiques. Il importe d’éclairer le choix de l'usager aussi simplement que possible, et ne pas le laisser dans l'embrouille. Par exemple, indiquer en quoi le produit présente les qualités qu’on lui attribue et éventuellement dans quel contexte. Rôle dévolu aux associations de protection des consommateurs, entités, qui devraient être fortes et indépendantes vis-à-vis des entreprises, des gouvernements ou des parties politiques ; si on prend l’exemple des pays occidentaux, seules les associations de protection de consommateurs, ont influencé et  Influencent encore le respect et la mise en place des normes internationales ; elles influencent également les groupements d’entreprises ciblés afin qu’ils approuvent et adoptent de meilleures pratiques. 
Il est important, dans ce contexte, d’évoquer les droits des consommateurs à des biens et services essentiels, sûrs et durables, à un environnement sain, à l’information (non la désinformation).
Ce qui nous ramène à se poser les questions suivantes : Ces produits sont-ils plus sûrs ? Qui garantit la sûreté des produits qu’on achète ? Quels sont les normes de sécurité adoptées dans le pays où ces produits circulent? Qui s’occupe de la surveillance de la sécurité de ces biens de consommation (denrées alimentaires, jouets, produits cosmétiques, appareils électriques …) ? A-t-on une législation sur l’étiquetage des denrées alimentaires ? Renseigne-t-elle sur les ingrédients utilisés pour élaborer un produit ? Donne-t-elle des précisions sur les colorants, sur les conservateurs,  les édulcorants et autres additifs chimiques, encore plus sur les substances susceptibles de provoquer des allergies pour certaines personnes ?
Un exemple est éloquent à ce propos : L'utilisation des ampoules économiques pour l’éclairage à domicile. Tout le monde s’empresse d’en vanter le mérite et la nécessité de leur utilisation, mais peu aborde le contexte d’utilisation ni les défauts qui leur sont liés. Tous  aussi importants les uns que les autres: d'abord, la durée de vie annoncée de l'ordre de 10.000 heures, qui n'est réelle que si la lampe économique reste allumée pendant tout ce temps, ce qui est totalement aberrant, vu que l’objectif recherché c'est l'économie d'énergie ; d’où la déception de l’usager qui se retrouve avec des ampoules, censées être économiques, mais qui tombent plus souvent en panne que les ampoules à incandescence .  Ensuite, il y a leur contenance en mercure,  plomb et autres substances dangereuses, d'où le danger à les jeter dans les ordures ménagères, chose qu’on ne peut éviter  dans les endroits non pourvus de poubelles prévues à cet effet. Enfin,  la plupart ne filtrent pas entièrement les UV produits, qui peuvent fatiguer, voire endommager les yeux: information que peu de gens connaissent.
Donc, mettre sur le marché une technologie aussi imparfaite (coûteuse, et polluante), sans que les gens concernés ne soient préparés pour l’accueillir, c'est aller à l'encontre de l'objectif poursuivi.
Dans l’exemple évoqué ci-dessus, l’usager devra faire le choix judicieux du type de lampe adapté à l’usage qu’il souhaite en faire. Car Chaque utilisation requiert un certain type de lampe. On parle d'ampoule LED pour une lampe de chevet (leur durée de vie se situe entre 50000 et 100000h). Elle n’est pas altérée par des allumages répétés comme les ampoules dites à basse consommation.) ; d'ampoule fluorescente, qui ne doit pas être utilisées dans les pièces qui sont éclairées par intermittence comme les WC, la cave ou les couloirs ; d'ampoule à incandescence pour le couloir, les gaz inertes contenus dans l’ampoule ne sont pas polluants, mais le coût de consommation est très important et la durée de vie relativement  faible ; une ampoule au sodium ou aux halogénures métalliques, adaptée pour l’utilisation dans une salle de bain, une cuisine ou pour un grand jardin ; une ampoule à induction   pour le toit.
Dans chaque cas de figure, il convient de privilégier des modèles plus récents afin de bénéficier des récents avantages (moins de substances nocives, usure moindre, meilleur rendu des couleurs…).

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