Il faut savoir qu'en état de veille (standby), l'ordinateur, l'écran, le routeur ADSL, l'imprimante, le disque dur externe, le centre Wi-fi... attendent souvent en permanence qu'on les utilisent.
En attente, prêt à fonctionner ; et pourtant, il peut se passer des heures avant que l'on s'en serve. En attendant, ces appareils tirent de l'électricité, leurs composants électroniques chauffent et s'usent. Ce n'est pas du gaspillage ça ?
D'autre part, en été, un équipement informatique de ce genre participe à chauffer le bureau. Il faudra y penser avant de songer à la climatisation.
Au total, cela peut représenter des dizaines de watts ; donc, pas mal dépenses inutiles. Pourquoi hésiter à éteindre puis débrancher les appareils qui ne servent pas souvent, tels le scanner ou le graveur de CD: il n'est pas nécessaire qu'ils soient mis sous tension chaque fois qu'on utilise l'ordinateur.
Autre chose, souvent même lorsqu'on les éteint avec leur bouton, la plupart des ordinateurs et périphériques informatiques continuent de tirer de l'électricité "en cachette" - surtout s'ils datent un peu et sont bon marché. On parle de consommation cachée. Le seul moyen de les éteindre vraiment, c'est de les débrancher - ou de couper leur alimentation à l'aide d'une barrette multi-prises (après les avoir éteints avec leurs boutons respectifs). Cela réduit leur vieillissement et les protège des surtensions toujours possibles du réseau électrique.
P.S.: On peut aussi s'équiper d'une barrette-multiprises électronique "maître-esclaves" où l'on raccorde l'ordinateur (le maître) et ses périphériques (esclaves). Lorsqu'on éteint l'ordinateur, la multiprise le détecte et coupe l'alimentation de l'ensemble; elle continue cependant de soutirer un peu d'électricité, mais c'est très négligeable (1 watt environ).
Comment utiliser piles et accumulateurs
Les piles et les accus existent sous de nombreuses formes et se retrouvent dans de nombreux appareils et objets: téléphones portables, lecteur MP3, appareils de photo, matériel informatique, jouets, phares de vélo, lampes de poche, etc. Ils font aussi tourner les outils électriques sans fil et avancer les vélos à assistance électrique. On parle, ici des piles et accumulateurs au format AA, le plus répandu.
- Pile AA 1,5 V - Charbon zinc: La plus ancienne et la moins chère. Convient seulement pour les appareils qui demandent très peu d'énergie. Elle dure 3 à 5 fois moins longtemps qu'une pile alcaline dont le prix est à peine plus élevé. Pour cette raison, elle est en train de disparaître du marché.
- Pile AA 1,5 V - Alcaline: La plus utilisée. Convient à tous les usages. Il existe de nombreuses marques et modèles, mais, à l'achat, il est impossible de comparer leur énergie disponible. Des tests réalisés par des magazines de consommateurs indiquent que les plus chères sont souvent plus performantes, mais pas autant que la différence de prix le laisse espérer. Utilisés dans: lecteur de CD, gameboy, radio de poche, lecteur MP3, horloge de cuisine, photo numérique, flash, lampe de poche.
- Pile AA 1,5 V - Lithium: Chère à l'achat, mais capable de maintenir très longtemps la tension électrique nécessaire au fonctionnement des appareils high-tech. Ne pas essayer de la recharger: elle risque vraiment d'exploser. Se conserve plusieurs années. Utilises dans: photo numérique, flash, lampe de poche, lecteur mp3, lecteur de CD, gameboy, radio de poche.
- Pile AA 1,5 V - RAM: RAM pour "Rechargeable Alkaline Manganese". A l'aide du chargeur spécialement adapté, cette pile alcaline (qui est peu courante sur le marché) peut être rechargée au moins 25 fois, et jusqu'à 100 fois si elle est bien utilisée et bien rechargée: lecteur de CD, gameboy, lecteur MP3, radio de poche.
- Accu AA 1,2 V - NiCd: Rechargeable environ 1000 fois avec un chargeur. Existe en différents modèles qui se distinguent par leur capacité à stocker l'énergie, donnée en milli-Ampère-heure (mAh). Très sensible à l'effet mémoire: si, avant d'être rechargé, l'accu est trop à plat ou au contraire encore trop chargé, il risque de ne plus délivrer toute l'énergie attendue. Contient du cadmium, un métal lourd très malvenu dans l'environnement. Utilisés dans: photo numérique, flash, lampe de poche, lecteur de CD, gameboy, lecteur MP3.
- Accu AA 1,2 V - NiMH: Rechargeable entre 250 et 500 fois avec un chargeur adapté. Moins sensible à l'effet mémoire que les accus NiCd, et disponibles avec des capacités de stockage plus grandes (jusqu'à 2700 mAh). Utilisés dans: photo numérique, flash, lampe de poche, lecteur de CD, gameboy, lecteur MP3.
- Chargeur pour accus: Pour éviter l'effet mémoire, recharger les accus seulement lorsqu'ils sont presque déchargés (mais pas complètement): au moment où l'indicateur de batterie le signale, ou quand les performances de l'appareil faiblissent. Laisser les accus en charge juste le temps indiqué par le fabricant.
- Les chargeurs avec "timer" décomptent le temps pour éviter la surcharge. Encore plus efficaces, les chargeurs avec microprocesseur déchargent d'abord les accus avant de les charger, adaptent la charge au type d'accu, et la stoppent au bon moment. Les chargeurs se distinguent aussi par leur rapidité et les types de batteries qu'ils acceptent.
- Le mieux est de se passer des piles: Car, la faible quantité d'énergie d'une pile est jusqu'à mille fois plus chère que le courant de la prise électrique. Si on peut se passer des piles parce qu'un appareil fonctionne aussi sur une prise: ne pas hésiter à le faire! Pour tirer toute l'énergie des piles, il faut les changer toutes en même temps, et mettre des piles neuves de même marque (attention de ne pas mélanger les piles neuves et les piles usagées durant le changement).
Le rôle d'un adaptateur électrique, est de transformer l'électricité, d'une puissance supérieure vers une puissance inférieure ou vice versa Nous abordons ici le 1ier cas.
*Beaucoup d'appareils électroniques fonctionnent avec une tension plus faible que celle de la prise (230 volts) et demandent du courant "continu" (la prise offre du courant "alternatif"). Pour des raisons de sécurité et d'adaptation aux différents pays, les constructeurs fournissent souvent un adaptateur électrique séparé (appelé aussi "alimentation") à placer entre la prise et leurs appareils.
*Les adaptateurs les moins chers (alimentation linéaire) sont aussi les plus lourds et les moins performants. Non seulement ils perdent beaucoup d'énergie en transformant l'électricité, mais encore ils continuent de soutirer quelques watts si on les laisse branchés - même si l'appareil est éteint ou absent (on parle de "consommation cachée" ou de "standby")
*Les modèles performants (alimentation à découpage) sont plus compacts, plus légers et consomment beaucoup moins à l'arrêt.
*La bobine consomme en cachette: La chaleur dégagée par l'adaptateur provient essentiellement de son tranformateur, généralement une bobine de fil de cuivre. Tant qu'elle reste branchée, elle tire du courant et agit un peu comme un grille-pain: elle consomme quelques watts d'électricité qui sont transformés en chaleur. Un transformateur apparemment hors service tire ainsi de 1 à 5 watts en permanence. Certains modèles (surtout anciens) ont une consommation cachée encore plus importante.
*Une fois débranché, l'adaptateur ne consomme plus d'électricité. Et, du coup, il n'émet plus de chaleur, ni de champs électromagnétiques, ni de bourdonnement sonore. Il s'abîme aussi moins vite, car la chaleur favorise le vieillissement des composants électroniques. D'ailleurs, dans le mode d'emploi de la plupart des appareils, les fabricants conseillent de débrancher la prise en cas de non emploi.
On peut aussi brancher l'adaptateur sur une barrette-multiprises munie d'un interrupteur.
L'efficacité dans l'utilisation d'un routeur
*Le routeur-DSL sert à relier un ou plusieurs ordinateurs à l'Internet. Il peut aussi amener la télévision numérique et prendre en charge le téléphone. Il est relié à la prise téléphonique par un câble et il communique avec les ordinateurs soit par câbles, soit par ondes radios - on parle dans ce cas de W-LAN (Wireless Local Area Network = Réseau local sans fil) ou plus simplement de Wi-Fi (Wireless Fidelity).
Cet appareil électronique est le dernier arrivé dans les ménages et il faut apprendre à le connaître et à le gérer, car il reste trop souvent allumé 24h sur 24, gaspillant les trois-quarts de l'électricité qu'il consomme. Il induit aussi du gaspillage du côté de l'hébergeur.
*La vitesse du clignotement des diodes lumineuses indique l'activité du routeur. En fait, sa consommation d'électricité varie peu, quel que soit son état d'excitation (elle est de l'ordre d'une dizaine de watts sur la plupart des modèles). Il existe des routeurs qui adaptent leur consommation en fonction du nombre d'ordinateurs connectés et de la qualité de la liaison téléphonique.
*Lorsqu'on ne se sert pas du web et que le routeur reste allumé, la connexion avec le fournisseur d'accès est maintenue (c'est généralement le cas, que l'ordinateur soit en veille ou éteint). Il y a donc un serveur qui doit fonctionner à l'autre bout de la ligne. Adopter le réflexe d'éteindre son routeur lorsqu'on n'a pas besoin de l'Internet, c'est donc non seulement diminuer sa propre consommation d'électricité, mais aussi diminuer celle de son hébergeur. D'autant qu'il lui faut presqu'autant d'énergie pour faire tourner ses serveurs que pour les refroidir.
*Même éteint, un routeur garde toujours en mémoire sa configuration et il lui faut généralement moins d'une minute pour être à nouveau opérationnel lorsqu'on le rallume.
Même éteint avec son bouton, son adaptateur électrique soutire encore quelques watts (entre 2 et 4 watts pour la plupart des adaptateurs). On peut souvent s'en rendre compte en posant la main dessus: il reste toujours tiède, même des heures après avoir été éteint.
*Avec une multiprise munie d'un interrupteur, l'adaptateur peut être coupé du secteur. Il ne consomme ainsi plus d'électricité. Dans les grandes surfaces, on trouve plusieurs types de dispositifs pour débrancher un adaptateur sans le retirer de la prise. Certains ont une souris avec un interrupteur lumineux qu'on peut poser sur le bureau: elle coupe à distance l'alimentation de l'adaptateur qui peut, lui, rester caché sous le bureau.
*Les données qui circulent entre l'ordinateur et le routeur sont transmises par rayonnement électromagnétique. Si le routeur montre clairement son antenne, il ne faut pas oublier que l'ordinateur est aussi un émetteur.
Le rayonnement dépend de la puissance d’émission et du transfert des données. Il est au plus fort lorsque l'échange de données est à son maximum. Il diminue fortement en fonction de la distance: il est dix fois inférieur à la limite recommandée lorsqu’on se trouve à 20 cm de l’émetteur, et 40 fois inférieur lorsqu’on se trouve à un mètre.
*On ignore si le rayonnement du Wi-Fi représente un danger pour la santé. Si on veut éviter de s'exposer, on préférera un routeur câblé (la plupart des routeurs Wi-Fi peuvent aussi être câblés). Sinon on peut:
* Allumer le routeur seulement lorsqu'on en a besoin.
* Ne pas tenir son ordinateur portable contre soi pendant la connexion Wi-Fi.
* Installer le routeur à plus d'un mètre de soi.
* Baisser la puissance d’émission, s’il est possible de la régler.
* En cas de non usage du Web ou de liaison par câble, couper le Wi-Fi de l'ordinateur afin qu'il ne cherche pas inutilement une connexion.
Comment bien utiliser son imprimante
Souvent, une imprimante d'ordinateur, est l'élément qui coûte le plus cher, non seulement en cartouches, mais aussi en papier et en électricité (car, elle consomme beaucoup, pendant qu'elle attend ses ordres).
Optez pour une imprimante dernier cri ; la tendance actuel est pour des périphériques moins gourmands en électricité. Actuellement, une imprimante devrait soutirer moins d'un watt lorsqu'elle est en attente, et moins d'un demi-watt lorsqu'elle est éteinte. Les plus efficaces portent le label américain Energy Star.
5 conseils utiles:
- Certaines imprimantes sont vendues à très bas prix, car leurs fabricants se rattrapent sur la vente des cartouches. Avant de se décider pour un modèle, il vaut vraiment la peine de regarder le prix des cartouches et le nombre d'impression possibles. On gagnera à se renseigner aussi sur l'existence de cartouches similaires, mais moins onéreuses, produites par d'autres marques. Si on imprime surtout du texte en quantité, une imprimante laser monochrome (avec seulement une cartouche de toner noir) sera la formule la plus économique. Sur les imprimante à jet d'encre, le mode rapide utilise moins d'encre et moins d'électricité.
- Aujourd'hui, le papier recyclé recommandé pour les imprimantes ne pose pas de problèmes d'encrassement pour les têtes d'impression ou la mécanique, comme c'était le cas il y a quelques années. En préférant le papier recyclé, on encourage le marché de la récupération du vieux papier et la fabrication du papier recyclé. Elle demande trois fois moins d'énergie et vingt fois moins d'eau que la fabrication du papier neuf; et elle engendre beaucoup moins de pollution des eaux.
- Le menu du programme-pilote de l'imprimante propose d'imprimer les "pages paires" et les "pages impaires". C'est pour faire du recto-verso même avec une imprimante normale. Après avoir imprimé les pages impaires (1-3-5-7...), il suffit de prendre le tas de feuilles imprimées, de le remettre en jeu comme si c'étaient des feuilles blanches, puis d'imprimer les pages paires (2-4-6-8...). A essayer, car cela permet d'économiser du papier. A faire: vérifier que le format d'impression soit juste (A4), et consulter l'Aperçu avant impression pour voir s'il n'y a pas une page qui s'imprimerait inutilement - ce qui arrive souvent lorsqu'on imprime des pages de site Internet. En étudiant un peu les options d'impression, on trouvera aussi comment imprimer plusieurs pages sur la même feuille A4.
- Peu d'imprimantes ne consomment plus d'électricité une fois éteintes avec leur interrupteur. La plupart ont une consommation cachée qui peut atteindre plusieurs watts. Certains anciens modèles laser n'ont même pas d'interrupteur: ils tirent de l'électricité 24h sur 24. A savoir: l'allumage de certaines imprimantes lance une procédure de nettoyage des têtes - par une petite éponge. Ces nettoyages sont comptabilisés par la mémoire de l'appareil. Après un certain nombre d'allumages, l'imprimante se met en panne, considérant que son éponge est saturée d'encre...
- Débranchée: En retirant la fiche, on est sûr que l'imprimante ne consomme plus d'électricité. Pour la déconnecter plus facilement après l'avoir éteinte avec son bouton, on gagnera à la brancher sur une barrette multi-prises munie d'un interrupteur. On peut aussi s'équiper d'une barrette "maître-esclaves" où l'on raccorde l'ordinateur (le maître) et tous ses périphériques (esclaves). Lorsqu'on éteint l'ordinateur, la multiprise le détecte et coupe l'alimentation de l'ensemble.
*Un écran d'ordinateur peut-être éteint et allumé indépendamment de l'ordinateur: il ne fait qu'afficher l'image que lui envoie la carte video. On peut donc l'éteindre avec son bouton de façade, sans risquer de perdre d'information.
Sur un écran LCD, l'augmentation de la luminosité augmente la consommation, mais le fait d'afficher une image claire ou foncée ne change rien (les cristaux liquides agissent en obscurcissant plus ou moins les points de lumière.
*À surface d'affichage égale, un écran plat consomme deux fois moins d'électricité qu'un écran cathodique (l'écran encombrant), et dégage en conséquence moins de chaleur. De surcroît, il émet moins de rayonnements électromagnétiques et conserve plus longtemps sa qualité de lumière et de contraste. Un bon écran de 17" consomme moins de 30 watts; un 22" moins de 40 watts. Mais certains modèles du marché soutirent jusqu'à trois fois plus d'électricité.
*La consommation augmente proportionnellement à la surface d'affichage: un écran avec une diagonale de 17" consomme deux fois plus qu'un 12".
*Un bon écran de bureau porte le label suédois TCO'03, qui garantit entre autres, une bonne qualité de vision, peu de rayonnement et une consommation raisonnable. Un bon écran adapté au jeu video porte le label TCO'06. Le label américain Energy Star, collé sur l'appareil, permet de distinguer celui qui gaspille le moins l'électricité.
*L'utilité des "économiseurs d'écrans": ces programmes servaient à l'origine à afficher une image sombre et mouvante pour éviter qu'un affichage fixe finisse par laisser une marque permanente sur le revêtement phosphorescent des écrans. Ces programmes n'économisent pas d'électricité et n'ont, d'ailleurs, plus d'utilité technique avec les écrans plats. Au contraire, surtout si les animations sont complexes, ces programmes sollicitent le processeur de l'ordinateur et consomment davantage d'électricité.
*Un écran noir peut consommer presque autant d'électricité qu'un écran en fonction. Car, le plus souvent, la veille ne consiste qu'à afficher une image noire. La mise en "vraie" veille (appelée souvent "stand-by") dépend des réglages de l'ordinateur. Sur PC, voir sous "Propriétés d'affichageEcran de veille". Sur Mac, voir sous "Préférences du système économiseur d'énergie".
Un bon écran plat consomme moins d'un watt lorsqu'il est en veille profonde.
*Aussi curieux que cela puisse paraître, tous les modèles d'écran ne sont pas éteints lorsqu'on croit couper leur alimentation en appuyant sur le bouton OFF. Beaucoup ont une consommation cachée: ils continuent de soutirer quelques watts d'électricité, généralement entre 0,5 et 3 watts. Mais on en trouve certains qui "volent" plus de 10 watts!
*Si l'alimentation est débranchée, on est sûr que l'écran ne consomme plus d'électricité. Et qu'il ne risque pas de subir de dégâts suite à une surtension sur le réseau électrique. Pour le déconnecter, et éviter d'endommager la fiche et prise avec des débranchements quotidiens, on gagnera à le mettre sur une barrette multi-prises munie d'un interrupteur (qui accueillera aussi l'ordinateur, l'imprimante, le modem...)
On peut, là aussi, s'équiper d'une barrette-multiprises électronique "maître-esclaves".
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